La dynamique de la confiance

Publié: 03/31/2014 dans Uncategorized

Voici une synthèse de mes notes de lecture de l’excellent livre « Construire la coopération dans les projets complexes » de Gilles Le Cardinal, Jean-François Guyonnet, Bruno Pouzoullic, Éditions Dunod, 1997, 256 pages. Merci à Michel Buchs de me l’avoir recommandé et prêté.

De la confiance pour une vraie coopération
La coopération repose sur : la communication, le contrat et la confiance. Malheureusement, la confiance, ne s’instaure pas par contrat. De plus, la coopération active fondée sur une confiance réciproque est fondamentalement différente d’une attitude de « non non-coopération ». En effet, tout acteur impliqué dans un projet a le choix de coopérer ou non à chaque instant, à chaque étape, en chaque lieu et avec chacun des participants. Le contrat – travail prescrit – est la partie visible de l’iceberg. La confiance interpersonnelle – travail réel – en est la partie immergée.

Les chapitres sur le jeu des interactions de la confiance, sont magnifiquement illustrés par la métaphore des solutions envisageables pour une intersection :

  • Suppression de l’interaction (pont, tunnel : coûteux) ;

  • Application d’un règlement figé (feu : ne tient pas compte de la circulation réelle) ;

  • Coopération dans un cadre (rond point : évaluer les risques, prendre des responsabilités en connaissance des limites et des dangers encourus).

La méthode PAT miroir pour développer la confiance
Dans un contexte d’incertitude et de complexité, nous générons naturellement des sentiments : des peurs, des attraits, et des tentations. Pour motiver, susciter une bonne collaboration, la méthode PAT miroir construit le sens du projet en se basant sur le partage du travail décidé avec tous les acteurs, le partage des objectifs, contraintes, critères du projet. PAT miroir a 3 objectifs majeurs : faire face à la complexité, favoriser le partenariat, développer la confiance. Les processus mis en jeu sont liés à la communication, la coopération, la psychologie, et la cognition.

On y retrouve également un cadre avec 4 règles et un animateur (ou facilitateur) :

  1. Tout dire ;

  2. Pas d’autocensure, le tri est fait plus tard ;

  3. Pas de censure, même très légère (exemples : rire, ricanement) ;

  4. Rebondir sur les idées des autres, même si le résultat final est l’opposé de l’idée source.

Les 3 points forts à retenir dans la démarche sont : utiliser le courage face à la complexité, réduire l’incertitude de manière collective pour aider le décideur à trancher, voir la dynamique de la confiance comme une valeur d’avenir.

La confiance doit être « donnée, reçue, et rendue ».

  • Confiance dans les pensées, dires, faire ;
  • Confiance dans les compétences, performances, coopérations ;
  • Confiance que je fais à l’autre, que je crois que l’autre me fait, que l’autre croit que je lui fait.

 

De la confiance à l’invitation
Il ne vous reste plus qu’à proposer de s’engager dans un chemin raisonnable, avec une part d’irrationnel, par un choix libre. Conscients ensemble des risques, il s’agit de faire avec méthode le choix de la stratégie de la confiance au sein de la complexité professionnelle.

 

 

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