A l’occasion de la création du Pôle Agile Lyon ADIRA que je facilite, je souhaitais vous partager les premiers icebreakers que nous avons mis en oeuvre.

Chaque réunion a démarré par un tour de table agile, façon Icebreaker, afin d’éviter le classique tour de table. Le défi consiste à proposer à chaque fois un nouveau format énergisant et plus efficace. Je vous propose de découvrir ici 4 excellents brise-glaces.

  • Constellation games
    L’animateur se place au centre et lance des sujets un à un. A chaque sujet, es participants se positionnent de manière relative par rapport aux autres. Plus un participant est concerné par le sujet, plus il s’approche du centre (matérialisé par l’animateur). Exemple de sujets : ancienneté des membres ADIRA – niveau d’expertise en agilité ; taille d’entreprise.
  • Speed networking
    Les participants ont 3 x 1 minute pour se présenter mutuellement face à quelqu’un qu’il ne connaisse pas. Bien plus rapide qu’un classique tour de table, cette méthode permet de détendre l’atmosphère et de libérer les membres d’une quelconque retenue vis-à-vis de l’assemblée. Elle met en scène une des 4 valeurs fondamentales de l’agilité : les individus et les interactions.
  • Le point commun sous-jacent
    Par sous-groupe de 4, il s’agit de trouver un point commun au sous-groupe que les autres n’auraient pas trouvé, sur le thème de la session (dans notre cas, il s’agissait du jeu), puis de le réveler aux autres groupes afin qu’ils confirment qu’ils n’auraient pas pu le deviner.
  • The human web
    Les participants sont positionnés en cercle. A tour de rôle, chacun : se présente, puis lance une pelote de laine (ou de ficelle) à une autre personne en tenant un bout de la ficelle. Il explique en même temps le lien qui l’unit à la personne qu’il a choisie (un lien professionnel ou personnel). On continue ainsi de suite jusqu’à ce que tous les participants soient reliés entre eux avec la ficelle. La technique est d’autant plus intéressante quand tout le monde ne se connaît pas. En effet, le groupe va alors suggérer des liaisons pour les participants n’en trouvant aucun au premier abord : de nouvelles connexions viennent d’être créées de manière auto-organisée !

 

Valeur, feedback, courage, transparence, amélioration continue : c’est l’heure du ROTI !
Chaque session s’est terminée par un Return On Time Invested, avec une moyenne générale de 4/5. Le ROTI est le pendant de l’icebreaker, cette fois-ci pour la fermeture d’une réunion. Il a également vocation a être court, efficace et collaboratif. Pour un bon ROTI, prenez une main par participant et touillez à la manière de “pierre-feuille-ciseau”. Demandez à chacun de mettre cachée une main dans le dos. A la fin du décompte 3, 2, 1, chacun aura le courage de dévoiler en toute transparence sa note, c’est-à-dire son feedback par rapport au temps passé.

Je vous recommande d’utiliser la version remastérisée proposée par Jean-Claude Grosjean, directement intégrable dans vos slides, et qui propose l’échelle suivante.

  • 5 doigts : Excellente. Une super réunion dont nous allons bénéficier. Ça valait bien plus que le temps qu’on y a passé.
  • 4 doigts : Bonne. Voilà une réunion au dessus de la moyenne. J’ai gagné plus que le temps que j’y ai passé.
  • 3 doigts : Juste Moyenne. Je n’ai pas perdu mon temps, sans plus.
  • 2 doigts : Utile mais ça ne valait pas à 100% le temps que j’y ai passé. J’ai donc perdu du temps.
  • 1 doigt : Inutile. Je n’ai rien gagné, rien appris. J’ai vraiment perdu 2 heures !

 

 

La dynamique de la confiance

Publié: 03/31/2014 dans Uncategorized

Voici une synthèse de mes notes de lecture de l’excellent livre « Construire la coopération dans les projets complexes » de Gilles Le Cardinal, Jean-François Guyonnet, Bruno Pouzoullic, Éditions Dunod, 1997, 256 pages. Merci à Michel Buchs de me l’avoir recommandé et prêté.

De la confiance pour une vraie coopération
La coopération repose sur : la communication, le contrat et la confiance. Malheureusement, la confiance, ne s’instaure pas par contrat. De plus, la coopération active fondée sur une confiance réciproque est fondamentalement différente d’une attitude de « non non-coopération ». En effet, tout acteur impliqué dans un projet a le choix de coopérer ou non à chaque instant, à chaque étape, en chaque lieu et avec chacun des participants. Le contrat – travail prescrit – est la partie visible de l’iceberg. La confiance interpersonnelle – travail réel – en est la partie immergée.

Les chapitres sur le jeu des interactions de la confiance, sont magnifiquement illustrés par la métaphore des solutions envisageables pour une intersection :

  • Suppression de l’interaction (pont, tunnel : coûteux) ;

  • Application d’un règlement figé (feu : ne tient pas compte de la circulation réelle) ;

  • Coopération dans un cadre (rond point : évaluer les risques, prendre des responsabilités en connaissance des limites et des dangers encourus).

La méthode PAT miroir pour développer la confiance
Dans un contexte d’incertitude et de complexité, nous générons naturellement des sentiments : des peurs, des attraits, et des tentations. Pour motiver, susciter une bonne collaboration, la méthode PAT miroir construit le sens du projet en se basant sur le partage du travail décidé avec tous les acteurs, le partage des objectifs, contraintes, critères du projet. PAT miroir a 3 objectifs majeurs : faire face à la complexité, favoriser le partenariat, développer la confiance. Les processus mis en jeu sont liés à la communication, la coopération, la psychologie, et la cognition.

On y retrouve également un cadre avec 4 règles et un animateur (ou facilitateur) :

  1. Tout dire ;

  2. Pas d’autocensure, le tri est fait plus tard ;

  3. Pas de censure, même très légère (exemples : rire, ricanement) ;

  4. Rebondir sur les idées des autres, même si le résultat final est l’opposé de l’idée source.

Les 3 points forts à retenir dans la démarche sont : utiliser le courage face à la complexité, réduire l’incertitude de manière collective pour aider le décideur à trancher, voir la dynamique de la confiance comme une valeur d’avenir.

La confiance doit être « donnée, reçue, et rendue ».

  • Confiance dans les pensées, dires, faire ;
  • Confiance dans les compétences, performances, coopérations ;
  • Confiance que je fais à l’autre, que je crois que l’autre me fait, que l’autre croit que je lui fait.

 

De la confiance à l’invitation
Il ne vous reste plus qu’à proposer de s’engager dans un chemin raisonnable, avec une part d’irrationnel, par un choix libre. Conscients ensemble des risques, il s’agit de faire avec méthode le choix de la stratégie de la confiance au sein de la complexité professionnelle.

 

 

(Re-)Découvrez les besoins pour susciter l’engagement de vos équipes, ainsi que les postures à adopter.
Vidéo de 20 minutes.


Pré-requis pour des salariés engagés :

  • considération
  • respect
  • bienveillance
  • confiance
Exemple de posture : Passer de « Voici la solution à appliquer » à « Je suis sûr que vous êtes compétent dans ce domaine, et si vous prenez le temps vous trouverez une solution. »

3 besoins à satisfaire pour engager vos équipes :
1. Reconnaître l’intelligence,  de vos collègues.
C’est accorder de l’importance et du crédit dans la capacité de réfléchir et de proposer des solutions de vos collaborateurs.

2. Développement personnel
Dans une quête de l’épanouissement, si une idée est proposée et hors de son champ de compétence, ne pas la renvoyer à un autre service.
Mais plutôt proposer d’inclure le porteur de l’idée avec le service concerné, le former, etc.
Cela générera  un plein engagement, et favorisera la proposition de futures nouvelles idées.

3. Auto-direction
C’est le besoin de ne pas être contrôlé, qu’on ne nous dise pas toujours quoi faire.

Présentation de la charte RH utilisée dans un ministère belge :
  • Nous ne motivons pas, nous faisons confiance.
  • Nous ne manageons pas, nous aimons.
  • Nous ne travaillons pas, nous prenons du plaisir pour travailler.
  • Nous ne nous plaignons pas, nous proposons des solutions.

Le mot de la fin
:
Si on ne réussit pas à faire que nos salariés satisfassent leur besoin au travail, ils le feront ailleurs.
FacilitationLes participants à des événements type conférence recherchent : de nouveaux concepts, de nouvelles idées, de nouveaux outils ou techniques, de nouvelles façons de voir le monde, et même de nouvelles façons de changer le monde…
Je retiens derrière cela le goût du partage, de l’échange, de se nourrir et se construire par les expériences de chacun, dont les plus talentueux qui auront procédé à un travail de réflexion et de restitution pour leur public. Bien évidemment, tous les acteurs mettent cela en oeuvre dans une volonté d’amélioration, ou du moins de facilitation de cette amélioration (qui a dit continue ?) tant recherchée.

PARTICIPANT : « LA FACILITATION POUR MES EQUIPES »
La conférence en tant que participants permet de découvrir de nouvelles idées, de nouvelles pratiques, présentées par des orateurs expérimentés. C’est aussi une excellente occasion de s’approprier de nouvelles façons de mettre en œuvre ou d’utiliser des idées qu’on avait déjà intégrées ou utilisées autrement. Chaque session fait naître une communauté éphémère d’acteurs-consommateurs sur le sujet traité. C’est donc l’opportunité rêvée pour (se) poser des questions et confronter points de vues et idées !

ORATEUR : « LA FACILITATION POUR MON AUDITOIRE »
La conférence en tant qu’orateur – en conférence, en séminaire, en université, en soirée associative – permet de sélectionner un sujet qu’on a envie de partager, sur lequel on a déjà expérimenté. Puis, on prend le temps de digérer, de réfléchir sur ces expérimentations afin de les assimiler pour soi-même dans un premier temps, puis de les partager avec d’autres. Il s’agit par exemple d’un cheminement logique à trouver, de paradigmes, d’explications à clarifier, de conceptualisation, de métaphores ou d’analogies.

ORGANISATEUR : « LA FACILITATION POUR TOUS »
Les séminaires ou conférences en tant qu’organisateur-fondateur (ex : Agile Lyon) sont pour moi l’aboutissement d’un cycle de partage. L’équipe d’organisation est pleinement engagée, avec des objectifs implicites de qualité et de résultats, un challenge très excitant. Ce fut pour moi un exercice de facilitation poussée à l’extrême. Le mode organisateur impose un certain retrait, on sait qu’on ne pourra pas assister à tout ce qu’on a mis en place, mais on l’accepte par plaisir d’un partage collaboratif réussi qui peut se faire sans nous. Je le vois comme un partage non hiérarchisé mais auto-organisé, voir même cellulaire.

FACILITATEUR : CONNAISSANCE DE SOI
Effet secondaire : le fait d’organiser ravive la motivation pour participer à d’autres événements… un cercle vertueux ?
En tous cas, ces expériences m’ont confirmées de manière graduelle le plaisir que je prends dans la facilitation, sur un plan professionnel mais également au niveau personnel. Il s’agit de la mise en œuvre des moyens, des actions, des postures, qui mettront à l’aise, qui aideront, qui inciteront de manière positive à des actions et des échanges constructifs. Je ressens en quelque sorte le regard satisfait d’un metteur en scène d’une oeuvre collective. L’atelier de Gery Derbier m’a confirmé cette intuition de mon goût pour la facilitation dans mes activités, voir son très bon atelier Leader en tant qu’hôte, basée sur une métaphore de Mark McKerkow.

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S’AMELIORER, ECHANGER, PRATIQUER
Un Coding Dojo est une rencontre de développeurs qui cherchent à s’améliorer autrement que par une formation théorique ou en lisant un livre (ce qui reste complémentaire).
Ici, nous nous focalisons sur des cas pratiques, et nous codons réellement et collectivement afin d’échanger sur nos façons de penser et de faire.
Pour cela, les développeurs se retrouvent pour pratiquer des challenges de programmation, dans un cadre :

  • sécurisé :
    hors projets professionnels en cours, et donc sans objectif de résultat,
  • de confiance et de respect :
    sans jugement, on a tous le droit à l’erreur, on est même là pour se tromper et explorer les différentes possibilités de résoudre un même problème !
  • d’échanges :
    les discussions générées ont autant de valeur que le code réalisé.


INTRODUIRE CETTE NOUVELLE PRATIQUE EN MELANGEANT LES EQUIPES PROJETS
Notre désir de s’améliorer, de diffuser les bonnes pratiques, et d’expérimenter de nouvelles techniques de programmation nous ont amené à organiser une fois toutes les 6 semaines 2 heures de Coding Dojos.

A l’origine, l’énergie d’un petit groupe au sein d’Orange France Télécom Lyon : Pierre Jourdan, Pierre Emmanuel Deschaumes, Quentin Berlemont, Yacine Ouidir, Rodrigue Yengo, et moi-même.  Nous avons eu la chance d’être accompagnés par 2 experts sur le sujet qui ont garanti le succès de notre première rencontre : Johan Martinson, et Alain Sibous. J’ai ensuite pu prendre la relève pour faciliter et animer les évènements suivants, toujours en collaboration avec mes collègues.

Nous continuons l’aventure, en partageant désormais ces sessions avec d’autres équipes, notamment des Javaistes. Et oui Java et PHP rencontrent énormément des problématiques communes !


CODING DOJO #1 : LIBEREZ MON CODE DES DEPENDANCES »
Nous utilisons de plus en plus de frameworks de développement, c’est un fait. Notre code devient de plus en plus dépendant de ceux-ci. A travers un défi de testabilité, nous expérimentons plusieurs techniques de ruptures de dépendances, qui améliorent au passage le design du code. Tout cela avec des indications théoriques, une mise en pratique en binôme, et une démonstration d’une solution d’implémentation possible sur du vrai code.
Merci à tous pour une excellente session pleine de convivialité, d’énergie et d’apprentissage!
Lien d’origine de l’exercice.
> La version PHP est désormais intégrée dans la branche principale Git.


CODING DOJO #2 : LIBEREZ MON CODE DES DEPENDANCES – SUITE
Suite à la qualité et à la densité du premier Coding Dojo, nous avions encore beaucoup de discussions et de codes à expérimenter. Nous nous sommes chargés avec Quentin Berlemont et Yacine Ouidir d’animer cette nouvelle session à partir du point d’arrêt de la dernière séance. Encore d’excellents retours, et de nouveaux participants.
> Le projet est disponible sur Github.
> Pour approfondir les concepts abordés dans l’exercice :  vidéo en anglais (1h17).


CODING DOJO #3 : CODER EN TDD FROM SCRATCH
Encore une vingtaine de participants – qui deviennent fidèles – pour le 3ème Coding Dojo, sur le thème du Test Driven Development ! Cette fois-ci avec Yacine Ouidir et Rodrigue Yengo, le défi a brillamment été relevé.

exemple coding dojo TDD - gestion de portefeuilleNous avons commencé par présenter une rapide explication théorique. Et ensuite nous avons mis les mains à la pâte avec un cas concret sur-mesure imaginé par Yacine et Rodrigue. Il s’agissait de développer from scratch et en TDD un petit projet de gestion de portefeuille d’actifs. Nous avons découpé la résolution du problème exposé en 3 parties :

  • La réflexion et l’échange sur les façons d’aborder ce problème par le TDD. La question cruciale était bien évidemment « Par quel test commence-t-on ?« 
  • La magie du timeboxing nous a fait nous décider sur l’écriture d’un premier test. Et c’est ce test qui va nous aider, nous guider, non seulement pour l’écriture du code, mais jusqu’à l’écriture des prochains tests et du code entier de l’application ! Wooh !
  • Et enfin par petits incréments nous avons construit les bases de cette application web minimaliste, par petits cycles courts « Tester, Coder, Refactorer« .

Petit effet de bord, les participants commencent à proposer différents design patterns dans l’imagination de leurs solutions… YEAHH !


RETOURS TRES POSITIFS ET ENCOURAGEANTS
coding dojos feedback
De la bonne humeur, des échanges très constructifs, du joli code collaboratif, une vision plus claire sur le déroulement et l’avancement pendant la session, les participants en redemandent !

Et bien sûr pour le prochain Coding Dojo nous nous améliorerons grâce aux feedbacks de nos participants :

  • mieux préparer la logistique avec PC et projection avant le début ;
  • avoir des packages d’installations contenant des environnements de dév, surtout pour JAVA ;
  • continuer d’afficher des étapes d’avancement au fur et à mesure de la session.
Quelles sont les différentes typologies de jeux ? Pourquoi les jeux sont de plus en plus utilisés en entreprise, et particulièrement dans un contexte agile ? Team building, productivité, fun … mais pas seulement ! Et que peuvent-ils vous apporter ? Dans quel contexte les utiliser ?

 

En décembre 2012, j’ai commencé à partager ma vision et mon expérience sur les différents types de jeux agiles, lors d’une session mensuelle du Club Agile Rhône-Alpes à Lyon : Tout savoir sur les jeux agiles et d’innovation. Depuis, j’anime des sessions de partage et d’expérimentation, ainsi que du coaching en gamification agile à plusieurs niveaux hiérarchiques (France Telecom, Orange Business Service, SNCF, Osiatis).

Ceux qui me connaissent savent déjà que je crée et utilise avec passion des jeux agiles. Pour les autres, ce sont de futurs échanges à venir… autour d’un jeu, bien entendu ! 🙂

Voici à travers quelques slides une synthèse de cette présentation. Pour dynamiser et mieux ressentir la présentation, j’inclue quelques petits jeux sélectionnés avec soin, des retours d’expériences, et quelques slides encore secrètes. 😉

2ème version de mon jeu de team building mêlant la collaboration et le théâtre d’improvisation.
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Durée : 1h – 1h30

Points d’apprentissage
Ce jeu cultive les fondamentaux d’une collaboration agile et efficace au sein d’une équipe : confiance, communication, adaptation, réactivité, sens du but commun. Les jeux sont emprunts de plaisir, d’interactions riches et variées, qui viennent renforcer la cohésion d’équipe.  Voir aussi le billet plus détaillé sur la session à Agile Grenoble 2012.

Matériel : slides de présentation et débrief

Joueurs : 5 à 20 participants, observateurs bienvenus.

Instructions téléchargeables : http://goo.gl/TNsHC

Références
Déjà joué à plusieurs conférences (Agile France, MIX-IT, Agile Grenoble, Agile Tour Lille, Agile Games France), en entreprises (France Télécom, Osiatis), et en séminaires. Si vous l’avez déjà joué, n’hésitez pas à partager vos ressentis.

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Créé par Vincent Daviet.